Alcool : cerveau bien arrosé, neurones déconnectés

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Paris – Les samedis soirs bien arrosés à l‘alcool et les cadavres de bouteilles jonchant les trottoirs sont les scènes de « l’alcool défonce », appelé encore le binge drinking. Le tableau qui suit est la vue sur l’hôpital et fait froid dans le dos.

Le cri d’alarme « Non à l’alcool !» poussé par les membres de l’association Non à la drogue, Oui à la vie, se fait entendre aux quatre coins de la France, chaque semaine et ce depuis plus de vingt ans. Leur arme face à ce fléau est un livret éducatif, qui fait longuement réfléchir et qui ne mâche pas ses mots, en répandant une vérité qui n’est pas toujours bonne à entendre pour certains.

Dans le dernier bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) consacré à l’alcool, de l’Institut de veille sanitaire, le constat dévoile des chiffres inquiétants : un collégien sur six et trois lycéens sur cinq ont déjà été ivres. Les étudiants, en cinq ans de 2005 à 2010, sont deux fois plus nombreux à s’adonner à des ivresses répétées. Le Pr Michel Detilleux explique que « le cerveau d’un adolescent est en croissance » et s’inquiète sur la conséquence pour ces jeunes : « Est-ce que cela va altérer leur fonctionnement mental ou les faire verser dans la dépendance en plus grand nombre ? »

Le responsable de l’association Non à la drogue, Oui à la vie déclare : « Pourquoi nous cherchons à toucher les parents ? Ce sont eux qui sont confrontés à ce fléau et qui ne se sentent pas à la hauteur, ils sont désemparés quand ils se rendent brutalement compte que leur fils ou leur fille touche au produit, et parfois même désespérés. Ils ne savent pas quoi dire, ni quoi faire. Notre rôle se limite à la prévention sur les réels dangers des drogues et nous distribuons des millions de livrets sur les drogues les plus courantes aux passants. Les parents apprécient d’avoir de l’information factuelle, de même des éducateurs et des enseignants. »

Le tableau du dernier acte est pathétique : des parents dépassés par les événements face à ces nouvelles festivités, en pleurs et en souffrance ; des jeunes insouciants, dont la plupart sont irresponsables de leurs gestes, cherchant à faire la fête en se gavant de tous types d’alcool de façon excessive jusqu’à ivresse totale. Le rideau tombe sur une entrée d’hôpital pour soigner des cancers, des maladies cardio-vasculaires, ou des pathologies digestives. Le tableau s’assombrit pour ces jeunes de 15 à 34 ans, victimes du piège de l’alcool, et dont 22 % en décèdent.

Pour écouter les témoignages d’anciens toxicomanes ou télécharger des livrets éducatifs, visitez le site www.drugfreeworld.org.

Contact presse : info.drogue@gmail.com ou le 06 20 51 17 57

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